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L'humanitaire à la source

 Association humanitaire loi 1901 fondée en 1982 Via Sahel est une fédération composée d’antennes situées dans plusieurs villes de France:

Paris, Cahors, Montauban, Caussade, Reims ...et bien sur Toulouse

 

Via Sahel a pour objectif d’aider les populations du Pays Dogon (MALI) à se développer de façon autonome par une approche globale du développement en répondant à leurs besoins sans en importer de nouveaux.

 

Via Sahel a, sur place, depuis de nombreuses années un correspondant local français : Alain.

Marié à une dogon c'est aujourd'hui un "vrai" africain. De formation pharmacien c'est lui qui coordonne au jour le jour les actions Via Sahel. Son rôle est capital dans la relation avec les populations locales. 

 

La philosophie de Via Sahel :

1€ de don = 1€ au MALI

 L'association est composée, en france, uniquement de bénévoles. Lors des missions sur place aucun frais de voyage ou de séjour n'est remboursé. Les frais de fonctionnement sont donc nuls ou quasi nuls.

 

Notre priorité absolue: faire que l'ensemble des dons récoltés en France partent au Mali et soient utilisés sur des projets clairement identifiés.

Nous intervenons  plusieurs domaines :

 

 - l’accès à l’eau :

 

58 puits ont déjà été réalisés, et aujourd’hui nous arrivons à tenir une cadence d’une quinzaine par an, dont la profondeur varie entre 15 et 70 m pour un coût unitaire de : 

1 800 € environ. Chaque puits donne de l’eau de qualité et en quantité pour 300 personnes.

Via Sahel fournit le ciment, le ferraillage et deux puisatiers, dont elle a assuré initialement la formation. De leur côté les villageois s’engagent à aider au creusement à la pioche du puits, durant les trois mois de travaux.

 L'antenne de Toulouse a, depuis sa création, privilégié ce type d'actions.  

 - En matière sanitaire: 

 

A Sangha Via Sahel contribue à la gestion et au fonctionnement d’un hôpital, d’une  maternité, et d’une  pharmacie. De même en  brousse,  nous gérons des dispensaires et pharmacies.

 Par ailleurs nous assurons des missions de sensibilisation à l’hygiène, la prophylaxie en matière de sida notamment et aux premiers soins.

 - Aide à la scolarisation  et l’alphabétisation :

    

Depuis 1993 et en partenariat avec l’état Malien, Via Sahel assure la construction et réhabilitation de salles de classe, le financement de salaires de 4 enseignants et l’achat de matériel pédagogique.

 

 

 -Mise en place de micro-crédits :

 

 

 

 

Par un apport de 800 € pour initier une « banque villageoise ». Via Sahel s'est engagée dans un programme de mise en place de prêts accordés aux femmes de villages où nous avons implanté des puits. Ces prêts sont utilisés pour  permettre l’élevage d’un mouton, d’un veau ou de poules, la fabrication d’huile de sésame ou d’arachide, afin de pérenniser et de développer l’activité artisanale et l’économie locale, tout en améliorant les conditions vie.

 

L'antenne de Toulouse a réaliser cette année ses premières actions dans ce domaine.

Au plan national Via Sahel met en route 1 nouveau micro crédit tous les quarante jours.

 - Nous travaillons aussi à des programmes de reforestation au travers de la plantation d’arbres autour des puits. Un article y est consacré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

   

 

   

 

     

 

    

 

    

 

 
Lundi 12 mars 2007

è Mission commune avec l’association Partage

 

La deuxième mission 2007 de Via Sahel Toulouse s’est déroulée du 29 janvier au 12 février. Elle était composée d’anciens (Jean Marc, Yannick et Olivier) et de nouveaux venus (Patricia, Alain, Bernard et Madeleine) issus de l’association toulousaine Partage, nouveau partenaire très actif de Via Sahel.

 

Partage met en place la politique sociale de la ville sur les quartiers populaires de Toulouse à la Faourette, à Bagatelle (quartier toulousain du Mirail). Partage a notamment financé en 2007 le puits de Songobourou. Sur place, parallèlement à la découverte du pays Dogon, ils ont apporté leur regard et leur expérience en terme de fonctionnement des associations et ont réalisé l’enquête autour des puits.

 La visite de l’accueil des enfants des rues de Mopti, dont Via Sahel finance le seul repas quotidien, les a beaucoup marqués et devrait les conduire à prolonger leur action dans ce centre. Leur connaissance des problèmes d’exclusion et d’intégration des personnes en difficulté sera déterminante pour le développement de cette action.

 è Les puits Via Sahel : géoréférencement, forage et utilisation

 81 des 84 puits aménagés par Via Sahel ont été géoréférencés par GPS pour être précisément positionnés sur nos cartes du Pays Dogon.

La problématique des sous-sols rocailleux se pose dans la plaine pour la deuxième fois depuis le début de notre action puits. Pour franchir cette roche, il nous faut acheter un marteau piqueur ou perforateur électrique, les outils pneumatiques étant en effet très difficiles à mettre en oeuvre dans la plaine.  

 

Cet outil permettra ensuite de poser de la dynamite au fond du trou afin de creuser le puit. Le budget est de l’ordre de 1000 à 1500 € pour l’ensemble marteau + foret+ groupe électrogène 1500W. Via Sahel recherche un généreux donateur…

 Une étude quantitative très précise de l’utilisation des puits et un entretien avec les utilisateurs de ces puits ont été réalisés. Cette analyse permettra d’estimer notamment la quantité journalière d’eau extraite, la consommation domestique, ainsi que les conditions dans lesquelles l’eau est extraite, transportée et stockée à la maison. L’objectif est de mieux connaître l’utilisation du puits et de l’eau, afin éventuellement mettre en évidence la nécessité d’actions complémentaires, par exemple sur le thème de l’hygiène.

 Les premières analyses bactériologiques ont montré la présence de coliformes et de E-coli. Il faudrait maintenant poursuivre cette analyse en quantifiant les concentrations à l’aide d’un appareil utilisé par les grandes ONG d’urgence appelé Dell’Aqua qui coûte 2 000 €. Via Sahel recherche un donateur pour ce kit ou un service territorial en charge de l’eau qui pourrait nous en prêter un.

 

Notez que les résultats de ces analyses peuvent notamment conduire à tenter de poser des pompes en complément des puits ouverts à grand diamètre, et/ou à renforcer les campagnes de sensibilisation à l’hygiène liée à l’eau.

Lors de ses déplacements pour promouvoir les fours, et en se basant sur les résultats de l’étude de l’utilisation de l’eau des puits, Nouhoun sera également chargé de réaliser auprès des habitants des villages des campagnes de sensibilisation aux méthodes qui permettent de consommer une eau de meilleure qualité.

 è Lutte contre la déforestation

  Alain Vallet, permanent de Via Sahel à Sangha, a construit il y a un an un four amélioré en terre à deux foyers dans sa maison. Les économies de bois réalisées sont très importantes. Il a donc été décidé de se lancer de façon active dans la promotion de ces fours.

Un second four a déjà été construit dans la famille de Awa, femme de Alain, à Madougou. Les fours suivants seront construits dans la famille de Nouhoun, guide de Via Sahel, puis à l’hôpital pour les familles des malades.

 Nouhoun a également été chargé de construire un four témoin au sein les villages dans lesquels Via Sahel a déjà des actions. Ces fours, construits avec les habitants des villages, seront très peu couteux, ne nécessitant que 40 briques de banco (torchis) et d’un peu de banco en guise de ciment…

 Pendant cette mission, des projets que nous avions jusqu’à présent du mal à lancer semblent bien partis. En effet, le projet de protection de jeunes plans d’arbres (balanzans) par les cultivateurs semble enfin se concrétiser.

 Moussa, instituteur dans le village de Sono, qui a déjà planté une trentaine d’arbres au tour de l’école de sa propre initiative, devrait être notre homme ressource pour les arbres. Il va contacter 10 familles dans le village de Sono qui devront chacune protéger avec des branches épineuses 10 jeunes pousses de balanzans, ce qui leur donnera droit à une rétribution de Via Sahel. En deux ans, ces arbres seront hors portée des chèvres. Si l’opération fonctionne elle sera étendue.   
Moussa va aussi suivre la mise en place et le fonctionnement d’une pépinière à Sono, pépinière qui fournira des essences fruitières autochtones mais pourtant difficiles à trouver dans les autres pépinières (néré, jujubier, kapoukier, …).

 è Partenariat avec l’administration malienne

  Avec déjà 84 puits creusés au Pays Dogon, l’action de Via Sahel n’est plus marginale en terme d’aménagement du territoire sur le Cercle (équivalent d’un département français) de Koro. Il était donc important de rencontrer les services des collectivités territoriales et nationales en charge du secteur de l’eau.

 Depuis nos premières rencontres il y a quelques années avec ces services, l’administration malienne a réalisé de grands progrès et une action de coordination semble maintenant possible. Ainsi, Alain Vallet va participer à l’élaboration des plans d’action annuels et quinquennaux des mairies, du Cercle, et de la Direction Régionale de l’Hydraulique.

 Ces rencontres préfigurent l’évolution de la nature du travail d’Alain, qui devra consacrer à l’avenir une part importante de son temps aux relations et à la coordination avec les autres acteurs de développement sur le secteur où se situe l’action de Via Sahel. Ainsi, Nouhoun prendra de plus en plus son relais concernant la supervision quotidiennes des actions de Via Sahel.

Via Sahel, au même titre que les grandes ONG internationales comme World Vision mais avec son identité et son projet propre, devient petit à petit un acteur majeur de développement intégré et est de plus en plus pris en considération dans le tissu malien.

Par gilles - Publié dans : via-sahel-toulouse
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